Cette fois ci, nous avons inversé le mouvement en changeant de lieu pour la séance de coaching. C’est moi qui me déplace en allant vers le bureau de mon client. L’accompagnement est souvent une question d’ajustement des places.
Je cherche l’entrée, j’appuie sur la sonnette du portique de sécurité. La porte s’ouvre et j’entends immédiatement quelques notes de piano au 1er étage. Comme Proust et sa petite madeleine trempée dans son thé, cela me ramène 30 ans en arrière quand je passais quatre après midi par semaine au conservatoire d’Avignon. J’ai eu la chance d’être dans une classe musique étude qui laissait aux collégiens la possibilité d’aller suivre des cours de musique, de solfège et d’orchestre l’après midi.
Dans un conservatoire de musique, ça fourmille, ça grésille, ça grince, ça cacophonise. Et c’est un bonheur d’entendre les tâtonnements des musiciens, les professeurs battre la mesure pour marquer le rythme.
Aujourd’hui, c’est cours de piano jazz. La stabilité des accords à la main gauche, la liberté de l’improvisation à la main droite.
Et les parallèles sont nombreux avec les métiers de l’accompagnement : leur partition est notre cadre. A nous d’écouter attentivement notre client pour être dans son rythme. Le coach propose des interprétations de ce qui se joue dans les relations humaines afin que le client choisisse comment s’accorder aux autres.
Je vérifie encore une fois que « sans la musique, la vie serait une erreur » (merci Nietzsche).
Misty est un clin d’œil à mon père qui m’a initiée à la splendeur du jazz et qui aimait tant cette chanson..🎶