Grignoter le tabou des maladies mentales en milieu de travail

Bluffée, estomaquée et émue.
Quelle évolution de la prise de parole sur le sujet des pathologies mentales et psychiques. Il y a déjà plusieurs années, j’avais été particulièrement touchée par le récit de Philippe Labro dans son livre Tomber sept fois, se relever huit sur la dépression qui l’a fauché si souvent. Qu’un patron d’une grande chaîne de radio ose dévoiler ses faiblesses était profondément courageux.
La GenZ nous déroute peut-être sur beaucoup d’aspects, mais elle parle presque d’une seule voix sans tabou du malaise qui l’étreint, des fragilités psychiques qui touche les jeunes.
Quand je suis tombée par hasard sur ces 80 secondes de Nicolas Demorand, j’ai écarquillé très grand mes oreilles. Ses mots sont de vrais uppercuts. Le choix d’expressions violemment crues est sacrément courageux.
Oui, il est encore honteux d’ « avouer » ce type de maladies dans le milieu professionnel. Comme on avouerait un crime. Et pourtant, beaucoup de situations complexes qui sont amenées en séance de coaching sont liées à une incompréhension des managers des comportements d’un membre de leur équipe liés à un trouble cognitif ou psychique.

Les discours sur l’ultra performance, la compétence avant tout percutent de plein fouet ce qui rassemble le plus l’humanité : sa vulnérabilité.